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    Hugo, Victor

    Ne en 1802
    Mort en 1885
    Nationalité : Français

    Autres références:

    Synospis biographique :

    Après plusieurs recueils poétiques, Hugo publie en 1827 son drame Cromwell - injouable - dont la préface constitue le véritable objet. Il y expose une théorie des trois âges de l’humanité dont les formes littéraires seraient successivement la tragédie et l’ode, la comédie et l’épopée, le drame et le roman. Le troisième âge, l’âge moderne, il l’appelle romantique et le caractérise par la représentation de la vérité, autrement dit de l’ensemble des aspects de la réalité. Si sa théorie de l’histoire de l’art reste assez douteuse, l’important est qu’en défendant un drame moderne conçu comme fusion de la tragédie et de la comédie au nom de la vérité de la représentation, Hugo prône l’émancipation à l’égard des règles de bienséance imposées par l’âge classique (lesquelles interdisaient notamment le rapprochement entre genre " noble " comme la tragédie et l’épopée et genre " vil " comme la comédie et la satyre). Notons qu’Hugo se réfère notamment à Dante, Shakespeare, Rabelais, Cervantes et l’Arioste.

    En 1830, la première représentation de son nouveau drame, Hernani, est l’occasion d’une bataille rangée entre partisans du classicisme et les jeunes romantiques identifiables à leurs cheveux longs. Ces derniers remportent le succès par leurs applaudissements. Ils livrent chaque soir ce que l'on a appelé " la bataille d'Hernani ". Victor Hugo devient ainsi le chef de file de l'école romantique.

    En 1841, Hugo est élu à l'Académie Française, nommé pair de France en 1845, élu député en 1848  et en juillet 1849 fait scandale à l'Assemblée en prononçant un discours sur la misère. Il est exilé alors qu’il tente de s’opposer au coup d’état de Louis Bonaparte et s’installe à Jersey puis à Guernesey d’où il publie les Châtiments (1853) qui décrivent sa colère et son indignation suite au coup d'état de Napoléon III, les Contemplations (1856), la Légende des siècles (1859), les Misérables (1863) et le terrible et admirable Homme qui rit (1869). Le 4 septembre 1870, la République est proclamée et le lendemain Hugo est accueilli triomphalement à Paris. Elu sénateur de Paris en 1976, il intervient en faveur de l'amnistie des communards. Il est très populaire : en 1881, le jour de son quatre-vingtième anniversaire, six cent mille personnes, écoliers, ouvriers et parisiens défilent toute la journée sous ses fenêtres. Il meurt le 22 mai 1885 des suites d’une congestion pulmonaire. Lors de ses funérailles nationales, une foule immense lui rend hommage en criant "Vive Victor Hugo". En 1816, il avait noté: " Je veux être Chateaubriand ou rien "...


    Notes :


    Ont contribué à ce document :David Dunais
    Dernière modification : 2003-07-16
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